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Weekly Roundup!

Weekly Roundup! 



Lots of releases and news this week! 

Ghost (Sanctuary #9) came out Feb 28 and is still on tour with a giveaway, you can find the information here

Für einen regnerischen Nachmittag (German Translation of For A Rainy Afternoon) came out on March 7.

Le Coeur du Texas (French Translation of The Heart of Texas) came out on March 8. 

The Case of The Guilty Ghost (End Street #6) is out March 15, this is the final book in the End Street Series written with Amber Kell.  

If you haven't met the End Street gang yet you can get Vol 1 - The Case of the Cupid Curse & The Case of The Wicked Wolf EXCLUSIVELY from the Queer Romance Freebie Fan Club over on Facebook for FREE only until March 12. There are tons of giveaways and competitions from some fabulous authors in there!

Other News

Garrett Leigh's Misfits (Urban Love #1) is on tour this week, you can buy it here - Amazon US | Amazon UK with a giveaway here.

DJ Jamison has a new release, Bedside Manner, this is the first in the Hearts & Health Series, you can buy it here - Amazon US | Amazon UK and enter the giveaway here.

Jay Northcote released a short that was previously part of the DSP anthology Juicy Bits, you can buy it here - Amazon US | Amazon UK

Annabelle Jacobs' first book in the Torsere Series, Capture, is a Dreamspinner Weekend Read at 99c, you can buy it here.




2016 in review - RJ Scott - the year in numbers


2016 has been another very busy year, and it's only when I get to this point in the year and I summarize everything that I realise just how busy it's been.

Over 600,000 words, 13 new published stories, translations and audio of Texas, and others... yep, there is a reason I am feeling tired.

So if you are interested, here is how my 2016 played out...

Total words written in 2016 (1 January 2016 up to and including 20 December) - 627,202




AUDIO

The Heart of Texas
08/09/2016
Texas Winter31/12/2016

MM ROMANCE
The Rancher's Son (Montana 2)24/03/2016
Kissing Alex (Bodyguards Inc 6)26/04/2016
Boy Banned27/05/2016
A Cowboy's Home (Montana 3)08/07/2016
Kyle - The First Legacy (Legacy 1)31/08/2016
Snow in Montana (Montana 4)08/12/2016
Ice (with Chris Quinton)03/07/2016
The Road to Frosty Hollow (with Meredith Russell) 21/12/2016
Three10/03/2016

MF ROMANCE
Notes and Roses (Stanford Creek 1)25/02/2016
Love and Hope (Stanford Creek 201/09/2016
The Code (Dragons Hockey 1)26/10/2016
Snow and Secrets (Stanford Creek 3)15/11/2016

TRANSLATIONS - ITALIAN
L'apparenza Inganna (Still Waters, Sanctuary 4)02/03/2016
Il cerchio si chiude (Full Circle, Sanctuary 5)15/07/2016
Il diario dei segreti (The Journal of Sanctuary One, Sanctuary 6)18/11/2016

TRANSLATIONS - FRENCH
Eaux Calmes (Still Waters, Sanctuary 4)12/04/2016
Cercle Fermé (Full Circle, Sanctuary 5)15/07/2016

TRANSLATIONS - GERMAN
Ein Weihnachtswunder (The Christmas Throwaway)01/12/2016

PAPERBACKS
The Rancher's Son (Montana 2)24/03/2016
A Cowboy's Home (Montana 3)08/07/2016
Snow In Montana (Montana 4)08/12/2016
Love's Design / Kissing Alex (Bodyguards Inc Volume 2)26/04/2016
Boy Banned 27/05/2016
Kyle (Legacy 1)31/08/2016
Heat / Ice (Salisbury Stories)03/07/2016
The Code (Dragons Hockey 1)26/10/2016
Back Home re-release TB
Ellery Mountain (Volume 3)26/01/2016
Notes and Roses (Stanford Creek 1)01/07/2016

Here's to 2017!

Italian Translations Masterpost


RJ Scott si prefigge lo scopo di scrivere storie con un cuore pulsante d’amore, un viaggio arduo verso la felicità e, più importante di tutto, l’accenno di un ‘…e vissero per sempre felici e contenti’.

Durante la sua carriera di scrittrice, RJ ha scritto oltre novanta romance MM. Le sue storie parlano di personaggi particolari e complicati, cowboy, milionari, principi, e degli uomini che con loro hanno a che fare. Ciò che comunque non manca mai nei suoi libri è il lieto fine.

RJ vive appena fuori Londra e trascorre ogni attimo libero insieme alla sua famiglia oppure a leggere e scrivere.

Tra le sue pubblicazioni ci sono anche romance MF, per i quali usa lo pseudonimo Rozenn Scott.

L’ultima volta che si è presa una settimana di vacanza dalla scrittura non ha gradito e deve ancora incontrare, nella sua vita, una bottiglia di vino che non sia stata capace di sconfiggere.




Santuario

    1. Proteggere Morgan
    2. L’unico giorno facile
    3. Il momento della verità
    4. L’apparenza Inganna
    5. Il cerchio si chiude
    6. Il diario dei segreti




    Il miracolo di Natale


    Il Natale è il periodo dell'anno in cui tutti dovrebbero essere più generosi. Cosa fare, quindi, quando tutto ciò che si riceve è indifferenza?

    Per Zachary Weston Natale significa dormire su una panchina nel sagrato di una chiesa, sotto alla neve e senza nessuna speranza per il futuro. Cacciato di casa a causa della sua omosessualità, Zach si ritrova senza soldi e senza un posto dove andare. Finché uno sconosciuto non gli dimostra che lo spirito del Natale non è morto.

    Ben Hamilton è un novellino appena assunto dalla stazione di polizia del paese in cui è cresciuto. La notte della Vigilia, trova un giovane sconosciuto addormentato su una panchina. Sarà capace di compiere per lui un autentico miracolo di Natale?








    È passato molto tempo dall’ultima volta in cui Christian Matthews ha visto Daniel Bailey. Si erano incontrati all’università: Chris era all’ultimo anno e, in veste di assistente alla cattedra di letteratura, dava ripetizioni alla matricola Daniel che a tutto pensava meno che allo studio.


    Sette anni dopo, Chris sta cercando di restare a galla dopo che la scuola privata per la quale lavorava gli ha chiesto di abbandonare la sua posizione e l’ha minacciato di far scoppiare uno scandalo. Non ha un lavoro, non ha soldi e deve affidarsi al buon cuore dell’amica Amelia per riuscire a sbarcare il lunario e avere un posto dove dormire. Gli servirebbe un vero e proprio miracolo di Natale perché quell’ultimo anno si rivelasse qualcosa di completamente diverso da un totale fallimento.

    Poi arriva Daniel e all’improvviso tutto sembra di nuovo possibile. Chris si rende conto che non solo lo desidera ancora con tutto se stesso, ma questa volta potrebbe addirittura trovare il coraggio di confessargli ciò che prova.


    Jeté à la rue pour Noël


    Noël est une époque de partage - mais que feriez-vous si tout le monde s'en foutait?

    Pour Zachary Weston Noël signifie dormir sur un banc du cimetière, dans le froid et la neige, sans perspective d’avenir. Jeté hors de son domicile parce qu’il est gay, il est seul et sans argent et n’a, apparemment, nulle part où aller.

    Jusqu'à ce qu'un étranger lui montre que certaines personnes ne s’en foutent pas du tout.

    Ben Hamilton est un bleu chez les flics de sa petite ville natale de province. Le soir du réveillon de Noël, il trouve un jeune, fraichement débarqué de la ville, qui a été mis à la porte et qui dort sur un banc du cimetière de l’église. Peut-il être celui qui donnera à Zachary son propre miracle de Noël?

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    Extrait

    Chapitre 1

    Le premier Noël

    "Hé! Tu ne peux pas dormir ici. "
    Zachary Weston avait fermé les yeux et s’était laissé emporter par le sommeil. Son état d’épuisement était tel qu'il lui était physiquement impossible de rester éveillé plus longtemps. Le sommeil était venu rapidement, celui d’un l'homme désespéré, et ce malgré la douleur lancinante et violente au bas de son dos. Il avait fait avec elle toute la semaine dernière. Ironiquement, les températures glaciales, bien que gelant ses extrémités, aidées à la soulager.

    Derrière ses paupières fermées, il voyait un feu qui crépitait dans son âtre. Les flammes rouges et or renvoyaient une douce lumière dans la pièce décorée pour Noël. Un grand sapin de Noël siégeait dans un coin, avec ses lumières féeriques qui scintillaient, ses guirlandes colorées, et ses boules de Noël attrapant et reflétant les couleurs aléatoires.

    "Tu ne peux pas dormir ici. "

    Les cadeaux étaient dispersés et empilés, de manière aléatoire et irréfléchie dans leur arrangement, tant ils étaient nombreux. Des livres, de l’argent de poche et des vêtements chauds attendaient dans leurs papiers cadeaux festonnés avec du bolduc or et argent, son nom était griffonné en or sur une bonne partie d'entre eux.

    "Hey! Tu ne peux pas dormir ici."

    Dehors, il neigeait - pas une tempête de neige - mais de gros flocons paresseux qui tombaient dans une danse envoûtante et qui rejoignaient ceux qui formaient déjà un fin manteau neigeux et qui cachaient le jardin de la vue. Le froid signifiait que l'extérieur des fenêtres était recouvert de givre, celui-ci rampait dans des vrilles blanches en dessinant des motifs aléatoires sur la vitre glacée et en reflétant les lumières colorées de l'arbre.

    "Hé …"
    Zach se pencha, ramassa le premier paquet, regardant sa mère par-dessus son épaule. Elle souriait, heureuse de voir son fils si excité, elle partageait des hochements de tête avec son père. Ils avaient tous deux tant d'amour dans leurs yeux.

    "Hey!"
    Quelqu'un lui parlait de l'extérieur de la pièce, mais il ne pouvait pas voir de qui il s’agissait. Ça n'avait pas d'importance, parce que s’il se concentrait suffisamment, il pouvait se focaliser sur les cadeaux. Il frissonna, le froid s’infiltrait en lui, et inconsciemment il se déplaça plus près du feu. Il fronça les sourcils quand, bien que plus près, la chaleur autour de lui diminua. Stupide feu. Il prit le cadeau suivant, tirant sur le papier rouge et argent, il découvrit le plus doux des pulls molletonnés, épais, chaud et doux, dans un bleu surprenant que sa mère déclarait identique à la couleur de ses yeux. Malgré le feu de cheminé, il faisait encore extrêmement froid, et rapidement, passant sa tête dans l’encolure, il mit le pull. La chaleur de la matière douce sur sa peau gelée et frigorifiée était à la fois chaleureux et réconfortant. Il sourit alors, enveloppé par les étincelles d'affection et d'amour d'un Noël en famille, comme il l’était avec le chandail.

    "Tu ne peux pas dormir ici."


    Zach sursauta. La voix à l'extérieur de la pièce était tout à coup juste à son oreille et les derniers vestiges de son rêve n'étaient plus qu'une simple évocation dans son esprit. Brusquement, ses yeux furent grand ouvert et, après une seconde, fixés sur l'origine des mots. Zach ne vit pas grand-chose au-delà de l'image flou d'un badge en argent et d'un uniforme bleu marine, mais il se concentra rapidement sur les yeux de la personne qui lui parlait. Ils paraissaient très sévères sous la lumière des lampadaires, et il y avait des petits nuages blancs qui se formaient dans l’air, créé par la respiration de l'homme. Merde! D'une certaine manière on l'avait vu et on avait rapporté sa présence, ou le flic l'avait repéré. Il allait devoir aller ailleurs, encore une fois. Il tira sur la mince veste qu'il portait, la mémoire d'un tissu bleu et doux clignota dans son esprit et le désorienta un instant.

    Zach avait tant espéré pouvoir éviter les forces de l’ordre, il avait, dans un optimisme prudent, pensé que le cimetière pourrait être un lieu de refuge la veille de Noël.

    "Désolé," dit-il rapidement, se mettant sur ses pieds aussi vite qu'il le pouvait, ce qui n'était pas vraiment rapide considérant le froid qui l'avait endolori et qui semblait scinder ses os en deux. Il jura lorsque la couverture échappa à ses mains engourdies et atterrit dans la neige à ses pieds. C'était la seule source de chaleur qu'il avait, une pièce élimée, qu'il avait volé aux bonnes œuvres quand la femme en charge lui avait tourné le dos. Et maintenant, la fichue chose allait être mouillée.

    Pourtant, il n’avait pas de temps pour s'inquiéter à ce sujet, le flic voulait qu’il bouge. Il se pencha pour la ramasser, pour voir arriver le sol vers son visage à une vitesse alarmante. Des bras puissants l'empêchèrent de tomber face la première dans la neige, mais il sorti de leur emprise rapidement. L'homme pouvait être un flic, il pouvait porter un badge, mais personne ne le touchait. Zach savait ce que les hommes pouvaient vouloir de l’enfant qu'il était encore. Il n'était pas stupide, et il en avait suffisamment esquivé quand il était encore en ville.

    "Quel âge as-tu? " lui demanda le flic, l'air inquiet et très professionnel.

    "Dix-huit ans, " menti rapidement Zach. Il fit un pas en arrière jusqu'à ce que ses cuisses touchent le banc derrière lui et sur lequel il se reposait quelques secondes plus tôt. Le flic avança avec lui, semblant grand malgré le fait qu’il avait quelques centimètres de moins que Zach, son front plissé par un froncement de sourcils.

    "Quel âge as-tu vraiment? " persista le flic, son expression calme, sa voix basse et curieuse.

    Zach se mordit la lèvre inférieure, il sentit le sang chaud contre sa langue, les frissons en lui commençaient à se manifester par des tremblements qu’il savait que même le flic pouvait voir. Prudemment Zach leva la couverture, trempée et glacée, en essayant de créer une barrière entre lui et l'agent de police au regard intense.

    "Dix-sept ans", dit Zach dit finalement, suppliant à ses dents d’arrêter de claquer, "mais j’aurai dix-huit ans dans quelques jours. " Il ajouta au dernier moment, offrant au flic une porte de sortie. Il voulait ajouter juste laissez-moi tranquille, je ne fais de mal à personne.

    "Ben Hamilton, “ dit doucement le flic dit doucement, tendant sa main comme s'il voulait serrer celle de Zach. Zach était confus, incertain, il s’attendait à voir le reflet des menottes, et il serra ses mains plus fortement sur la couverture humide qu'il tenait. Le flic, Hamilton, ne bougeait pas sa main de son côté, il se tenait là ferme et stable. Finalement Zach tendit sa main froide, la texture des gants en cuir de l'agent était douce et étrange sous son toucher.

    "Zach", se présenta-t-il doucement, se rappelant de ne pas mentionner son nom de famille. Le flic ne pas le poussa pour le connaître, il hocha juste la tête et retira sa main.

    "Alors, Zach, que t’es-t-il arrivé? Pourquoi étais-tu allongé sur ce banc de l'église de Sainte-Margaret la veille du jour de Noël? "

    L'agent ne criait pas, il demandait calmement, mais Zach s’était mis immédiatement sur la défensive. Il y avait un air concerné sur le visage du flic, et il fronçait les yeux en posant la question.

    "Je ... " Zach s’arrêta, évaluant les mensonges qu'il pourrait dire, pensant aux histoires qu'il avait utilisées pour convaincre les gens de le laisser seul. Aucune bonne idée ne se cristallisa cette fois. Il y avait quelque chose à propos de ce flic, un homme qui ne semblait pas être beaucoup plus âgé que lui, un officier qui n'était pas flic dans une grande ville, mais flic d’une petite ville de province. Il ne ferait pas partie du système de la même manière qu’avec les flics de la ville qui lui disaient qu'il devait rentrer à la maison. Je n'ai pas de maison. Peut-être ... peut-être qu'il devrait lui dire la vérité?

    "Je ne peux pas être à la maison en ce moment, " dit-il finalement, grimaçant alors que la main gantée du flic traçait les ecchymoses sur son œil gauche puis vers le bas sur la ligne de sa mâchoire.

    "Qui t’as fait ça, Zach ? Est-ce arrivé ici, dans cette ville ? " Les paroles de l'officier tissaient comme une sorte de havre de paix, idéal pour partager des secrets, douces, insistantes, et elles ne sonnaient pas vraiment comme un flic. Zach se recula instantanément du doux touché, une lame glacée d'incertitude le frappa tout à coup alors qu’il songeait au fait qu’il était seul avec cet homme sur le terrain sombre de l'église. Il semblait plutôt sympa, mais si ce n'était seulement qu’un nouvel acte? Prudemment, et en essayant de ne pas révéler ses intentions, il regarda à sa gauche, puis à sa droite. S'il devait courir, il lui faudrait un bon départ, et être retenu ou coincé lui enlèverait cette avance. A droite, un feuillage dense bloqué la sortie ; à gauche c’était la porte du cimetière et l’ombre des pierres tombales. C'était sa meilleure issue. Il déplaça son poids sur son pied droit, prêt à prendre de l’élan et à s’enfuir vers la porte. Sa jambe trembla sous la pression supplémentaire, et il savait qu'il tomberait probablement au premier obstacle. Pourtant, n’importe quel plan offrait plus d'espoir que pas de plan du tout.

    "Je suis tombé, " dit-il fermement, la même excuse qu'il avait utilisé presque toute sa vie, celle qui lui avait valu des regards qui allaient du doute à la pitié. Quand il avait dit ces mots aux responsables à la soupe populaire, aux flics du coin, au propriétaire du refuge pour sans-abri, il l’avait été sermonné, on lui avait fait des avances, on avait pleuré, ou on l’avait repoussé avec dégoût. Il n’attendait pas beaucoup plus d'un autre homme qui détenait l'autorité.

    "hm hm. " L'agent ne poussa pas pour plus de renseignement, il hocha simplement la tête à cette déclaration et fit un pas en arrière et au loin. Il parla directement dans sa radio. "Je rentre à la maison maintenant. Il n’y avait rien à craindre à l’église. " Les parasites brisèrent le silence qui régnait, la neige amortissant tous les bruits, et une voix grêle répondit au message radio avec une série de codes et un seul nom - Ben. Le flic regarda à nouveau Zach, et Zach jugea que, maintenant que le flic était à deux pas de lui, s'enfuir en direction de la porte serait plus facile. "Tu ne peux pas dormir ici. Je vais te trouver une chambre pour ce soir, et nous gérerons le reste dans la matinée. "

    Les yeux de Zach s’élargirent. Il n'allait pas n'importe où avec n'importe qui, à moins qu'il ne soit en état d'arrestation. Ce flic allait lui trouver une chambre? Probablement un motel à l'écart qui n'en avait que le nom. Merde. Pas moyen que cela se produise à nouveau. Il avait à peine réussir à prendre la fuite deux nuits auparavant, indemne, avec une proposition qui lui avait offert beaucoup plus d'espoir que ce que le flic lui proposait. Zach avait dépassé la crédulité.

    Se redressant de toute sa hauteur, il pinça ses lèvres avec détermination. Il n'allait pas passer d’un enfer à un autre, il n’en était pas question.

    "Non, merci, mais non, je dois ... aller à la gare pour prendre le train. " Il essayait de ne pas laisser le désespoir s’entendre dans sa voix, il essayait de paraître sûr de lui malgré ses dents qui claquaient. Il testait les mots dans sa tête, et il savait exactement ce qu'il disait. Il avait manifestement une raison d'être sur un banc dans la neige la veille de Noël et le flic devait respecter cela. C’était un pays libre.

    "D'accord, Zach. " Le flic soupira. "Nous pouvons faire ça de deux façons. Il est tard, et c'est la nuit de Noël. J'ai vraiment envie de rentrer à la maison pour être avec ma famille et tu es en train de rendre tout cela très difficile. Maintenant, tu peux venir avec moi, avoir un repas décent, une douche, et peut-être même des vêtements chauds, et tu pourras alors passer la nuit au chaud dans un lit. Où je peux rendre tout ceci officiel et t'arrêter, te forcer à partir, c'est à toi de faire ton choix. "

    Zach entendit chaque mot. Il regardait désespérément autour de lui, la petite église, le cimetière, le banc, la neige, et puis de nouveau le flic face à lui qui avait l'air si jeune. Il était vraiment baisé. Le froid sous ses pieds grimpait le long de ses jambes, apportant avec lui une douleur lancinante. Ses jambes étaient en train de le lâcher. Il avait couru pendant tant de jours, en parvenant à maintenir une avance sur tous et tout, et il n'avait plus que deux jours à tenir jusqu'à ce qu'il puisse s'arrêter. Pourquoi son corps choisissait-il de le lâcher maintenant?

    "Alors ? " le flic continua, "Je n'ai pas toute la nuit. Je ne veux vraiment pas passer mon réveillon de Noël au-dessus de ton corps froid en expliquant ta mort au médecin légiste. Donc, ton choix est …?"

    Il n'avait pas le choix. C'était une situation sans choix. Il le savait, et le flic le savait aussi. Il se redressa de son mieux, la douleur au bas de son dos le brûlant à son niveau habituel malgré le froid du banc qui avait commencé à engourdir un peu la chair.

    "D’accord", déclara Zach doucement. Après tout, c'était un flic. Comment cela pourrait-il être mauvais de vouloir être chaud pour une nuit ? "Pas une cellule ? ", demanda-t-il prudemment.

    L'Agent Hamilton tourna sur les talons et commença à marcher dans la direction opposée au banc.

    "Non, pas une cellule. "

    "Vous promettez ? " Merde! Pouvait-il avoir plus l'air d'un enfant ? Drôle de façon de se faire passer pour un adulte responsable qui avait le contrôle de sa vie.

    Le flic s'arrêta et regarda par-dessus son épaule, mettant ses mains dans les poches de sa veste épaisse. Zach se trouva à la regarder avec envie.

    "Je te le promets. " Il se retourna, s'attendant clairement à ce que Zach le suive, ce qu'il fit. Il trébuchait sur le chemin glacé, dans les mêmes fines baskets qu'il portait quand il avait été jeté à la rue, il y avait seulement une semaine. Il jura dans sa barbe, car les bottes du flic lui offraient une adhérence sur la neige alors que lui devait gratter ses pieds sur le sol pour le suivre. C'était humiliant de trébucher à chaque pas sur son chemin comme un chiot perdu et pathétique derrière le flic. En même temps, Zach admit qu'il ne pourrait pas distancer le flic s'il décidait d'agir impulsivement, juste pour aller le plus loin possible de l'homme en uniforme. Il le suivait donc du mieux qu'il pouvait.

    Ils marchèrent en silence pendant un peu plus de dix minutes dans les rues froides, et vides, ils passèrent le square de la ville et une horloge qui était encastrée dans le mur d'une petite bibliothèque. Elle lui indiqua qu’il était onze heures et demie. Le flic s’arrêta à la petite épicerie avec le signe fermé à la porte, vérifiant la porte et regardant le vide à l'intérieur. Zach regarda seulement le policier faire son travail, éraflant ses chaussures contre une arête de glace sur le trottoir. Ensuite, le policier conduisit Zach vers une maison à la fin d'une rangée d’habitations toutes similaires. Les rideaux avaient été laissés ouverts et Zach pouvait voir le sapin de Noël par la fenêtre, ses lumières de Noël les accueillants alors qu’ils parcouraient la petite allée dégagée. L’agent Hamilton entra, tapant la neige de ses bottes devant la porte d'entrée, et faisant signe à Zach de le suivre.

    Zach hésita. Il pouvait sentir la chaleur à l'intérieur, voir les lumières douces, la chaleur d’une maison décorée pour Noël. Pourtant, ce flic lui demandait d'entrer dans une maison. Personne ne saurait que Zach était entré dans la maison. Avec le flic. Avec un étranger.

    "Ben ? " La voix était douce, et une femme apparue à l'intérieur du hall bien éclairé, s'arrêtant aux côtés du policier. Elle était petite et soignée et elle avait une mine préoccupée sur son visage. Elle lui rappelait sa propre mère, sans le regard totalement épuisé et abattu qu'elle semblait toujours porter. "Il y a un problème ? " Le flic retira sa veste et l'accrocha à la patère, puis il enleva ses gants et retira les lourdes bottes.

    "Nous avons un invité pour Noël, maman. ", répondit-il doucement, faisant signe à Zach de passer la porte et, comme dans un rêve, bercé en partie par la voix de la femme, Zach enjamba le seuil. La chaleur sur sa peau gelée fut comme des aiguilles chaudes et douloureuses, et il cligna des yeux au changement soudain dans son corps quand la porte se referma derrière eux. Une torsion momentanée de peur le rendit nauséeux. Il n'avait pas été enfermé à l’intérieur, par une porte, depuis une semaine et d'être là le faisait se senti comme enfermé dans une prison aussi rapidement que vous pouviez dire "intérieur douillet".

    Le flic - Ben - le guida dans une pièce sur le côté où un feu sifflait derrière sa grille, le sapin se tenait près de la fenêtre, et des cadeaux étaient éparpillés de manière nonchalante au pied de celui-ci. Zach eut alors son premier vrai regard sur l'homme qui l'avait sorti du cimetière. Il était un peu plus petit que lui, solide et musclé avec des cheveux et des yeux marron foncés. Il portait bien l'uniforme, soigné de près. Zach détestait les uniformes. Mais ce flic n'avait pas l'air officiel comme les forces de l’ordre qu’il avait croisé dans les parcs de la ville ou devant les portes cochères où il avait dormi. Il n'avait pas l'air tourmenté, suspicieux ou dur. Cela troublait l'esprit de Zach d'être confrontés à cette contradiction.

    "C'est Zach. Il a besoin de quelques vêtements et d'un endroit pour dormir ce soir. " La voix de Ben était grave et sûre. Il ne fit pas d'excuses pour avoir amené un étranger dans la maison de sa mère, et en retour, elle ne semblait pas du tout en colère. Quel genre de Stepford soap-opéra était cette maison ?

    "Bonjour, Zach. " Il grimaça au ton doux de la mère du policier. "Vas prendre une douche pendant que je vais te réchauffer de la soupe. " Elle n'attendit pas qu'il lui dise oui ou non, mais à ce point, la pensée d'une salle de bain propre, de vraies toilettes, et peut-être d’une douche était suffisante pour faire pleurer Zach. "Ben, montres la salle de bain à Zach, donnes lui un rasoir et des serviettes propres, et fouilles dans tes affaires tu lui trouveras peut-être un survêtement, chéri. " Elle lui sourit, mais Zach était désorienté, épuisé, et dans la douleur. Tout ce qu'il pouvait faire était de rester debout sur ses pieds, alors former des mots ou parvenir à rendre un sourire...



    L'heure suivante, il la passa dans un état second de chaleur et d'eau chaude, sous la douche, la porte verrouillée contre toute personne qui tenterait de rentrer dans la pièce. Le rasoir fit disparaître la barbe de trois jours de son visage. Il n'avait pas utilisé une brosse à dents depuis une semaine, et le dentifrice et la brosse à dents neuve nettoyèrent ses dents alors qu'il se regardait dans le petit miroir embué au-dessus du lavabo. Zach se sentit finalement propre pour la première fois depuis au moins sept jours.

    La dernière fois qu'il avait eu la chance de se laver s’était il y a deux jours dans la salle d'attente de la station de bus, et l'eau qui coulait dans la cuvette avait été étrangement brune. Il avait un billet pour quitter la ville dans sa poche, aussi loin que ses dix-huit dollars et vingt cents pouvaient l’amener. Pour sa propre sécurité, il avait besoin de partir de Harrisonburg. Dieu savait où la route allait l’amener, mais alors qu’il suivait avec un doigt le tracé de la I-81 sur la grande carte sur le mur, il avait espéré qu'il pourrait peut-être aller aussi loin que Winchester. C'était là que ses cousins au second degré vivaient, et peut-être qu'ils l’hébergeraient jusqu'après le Nouvel An.

    La guichetière derrière la vitre ne lui avait pas ri au nez, mais elle lui avait fait clairement comprendre, avec cette façon désinvolte que seul des adultes vendant des billets réussissaient à avoir, qu'il devrait s’estimer heureux s'il arrivait à mi-chemin. Il avait pris ce qu'il pouvait avoir. Finissant Dieu-sait-où, en Virginie, à mi-chemin de la sécurité.



    Il se regarda froidement dans le miroir de plein pied qui se trouvait derrière de la porte de la salle de bains. Son corps avait toujours frisé le trop maigre, parce qu’il grandissait si vite, mais maintenant son corps était décharné. Ses yeux fatigués et sa peau grise rendaient sa maigreur encore plus perceptible. Au moins, ses cheveux étaient propres, blond foncé parce qu’ils étaient mouillés et coiffés en arrière. Ses yeux bleus semblaient sortirent de leurs orbites. Ils étaient injectés de sang et il avait de gros cernes sombres, les ecchymoses violacées sur le bord des orbites n'arrangeaient pas les choses. Il avait l'air pathétique. Il se sentait pathétique.

    Le flic lui avait passé un pantalon de survêtement qui était un peu court pour son corps long et mince, mais il était chaud et sec, il était usé par le lavage mais doux sur sa peau propre. Il passa par-dessus sa tête, dont il avait séché les cheveux à l’aide d’une serviette, un T-shirt, puis un sweat-shirt, et enfin se regarda à nouveau dans le miroir de la salle de bain. Des larmes lui montèrent aux yeux instantanément. Pour la première fois depuis des jours, Zach pouvait vraiment se voir dans autre chose qu'une vitrine de magasin. Il savait qu'il avait perdu beaucoup de poids, il pouvait le sentir avec son jean qui refusait de tenir en place. Mais dans le miroir, il ne vit que l’ombre de lui-même battu, épuisé, et vraiment trop maigre.

    Il était le stéréotype du gamin de la rue, et ça lui faisait peur qu'en si peu de temps il soit passé de l'adolescent normale jonglant avec ses études à cette image brisée en face de lui.



    Il savait qu'il devait aller affronter le flic et sa mère parce qu'il était certain qu'il ne pouvait pas rester dans la salle de bain pour toujours. Prudemment, il ouvrit la porte, une petite partie de lui s'attendant à voir le flic qui l'attendait derrière avec une paire de menottes. Il n'était pas là, mais ça n'aida pas Zach à se sentir moins nerveux. Il reprit le couloir en sens inverse, suivant les voix dans la cuisine. Apparemment, ils parlaient de lui, parce que lorsqu’il rentra dans la pièce, le silence fut immédiat et quelque peu inconfortable. Le flic était assis à la table, une tasse dans ses mains, aillant l’air incroyablement jeune pour un flic dans la lumière de la cuisine. La mère de Ben était à la cuisinière remuant quelque chose dans une casserole. Ses yeux marrons clairs et chaleureux alors qu’elle le regardait, ses lèvres se courbant en un sourire. Il lui fallait faire attention ici, mesurer ses mots, ne pas donner trop de lui-même.

    "De la soupe de poulet ça te conviens mon chéri? " Lui demanda-t-elle doucement, avec précaution.

    "Mon Dieu oui! ", déclara rapidement Zach, il grimaça à sa perte de contrôle, puis en réalisant ce qu'il avait dit. Il s'était peut-être détourné de Dieu qui l'avait laissé être battu et rejeté par son père, mais cela ne signifiait pas que les autres n'y croyaient pas. Il devait faire attention à ce qu’il disait. "Désolé, madame", lâcha-t-il rapidement. "Je veux dire, oui, je voudrais bien un peu de soupe. "

    Le flic grogna son amusement, et sa mère lui tapa l'épaule, le reprenant pour son ricanement inapproprié. Elle versa ce qui sentait aussi bon que le paradis dans un bol, tout en disant à Zach de s'asseoir et décidant ensuite de le regarder manger comme une lionne avec ses petits. Il ne pouvait pas se soucier d'être ainsi observé, pas plus que du policier qui n'avait pas bougé de son siège et qui le regardait également. En fait, ils étaient probablement tous les deux assis en train de juger où le flic l’avait trouvé et à quoi il ressemblait.

    "Ben, chéri, tu as fini ta journée? "

    "Jusqu'à demain. "

    "Vas retirer ton uniforme alors. Tu as encore quelques vêtements à l'étage, du week-end dernier. Peut-être que tu pourrais nous donner à Zach et moi-même le temps de discuter. " Zach leva la tête à cela, le pain mi-chemin de sa bouche. La discussion. Merde. Il était vraiment dans la merde.

    "Je reviens dans dix minutes", déclara-t-il clairement et fermement, et Zach le regarda, la mise en garde clairement visible sur son visage - Ne fout pas la merde avec ma mère. Il hocha la tête légèrement, pour faire comprendre à Ben qu'il avait bien reçu le message, et regarda l'homme aux larges épaules sortir de la cuisine.

    "Donc, Zach, je devine que tu n'es pas ici par choix? ". Elle commença assez innocemment, en lui servant un autre bol de soupe et en lui redonnant du pain. Elle le regardait attentivement. Il se demanda ce qu'elle voyait quand elle le regardait et il eut honte. Les anciennes et les nouvelles ecchymoses sur son visage à moitié recouvertes par ses cheveux blonds encore mouillés, il les avait mis en avant pour pouvoir les cacher. Il savait qu'il avait l'air plus jeune que ses presque dix-huit ans, il pouvait même facilement passer pour beaucoup plus jeune. Zach était conscient de chaque petite sensation dans son corps, la chaleur, la paix, le calme, l'acceptation, mais s’était si déplacé en ce moment. Il ne méritait pas cela, et il ne savait pas comment le gérer.

    "Non, madame", dit-il finalement, mordant dans le pain croustillant dont les miettes saupoudraient sa soupe alors qu’il mangeait. S'il avait la bouche pleine de nourriture, peut-être qu'il pouvait s'en sortir sans rien dire du tout. Il avait écouté suffisamment de sermon dans sa vie pour être en mesure de les éviter.

    "Ben m’a dit que tu avais presque dix-huit ans, mais qu'il ne savait rien d’autre, à part ton prénom. "

    Merde. Son nom de famille, elle voulait connaître son nom de famille. Il devina que ça n'avait plus beaucoup d'importance maintenant, comme il n'y avait aucune possibilité qu'il rentre chez lui. Il n’y avait plus que deux jours avant qu’il ait dix-huit ans. Il était trop tard pour que la mère du flic puisse retrouver sa famille. Il avala sa bouchée de pain et de soupe et essuyant son visage avec le dos de sa main, et puisa dans la confiance qu’il voyait dans les yeux de la femme.

    "Zachary Weston, madame", offrit-il finalement. "J’aurai dix-huit ans, le vingt-sept décembre. " Elle hocha pensivement la tête, et il prit rapidement une autre cuillerée de soupe, la chaleur du doux velouté glissant dans sa gorge. Elle ne parla pas tout de suite, elle regarda juste la tasse entre ses mains avant de poser la question suivante.

    "Peux-tu me dire pourquoi tu n’es pas à la maison avec ta famille? " Elle hésita, penchant la tête sur le côté. "Je suppose que je ne devrais pas m’avancer en supposant que tu as une famille. "

    "Non, madame, j'ai une famille. Une mère, un père, et une sÅ“ur. Il - mon père – ne veux plus de moi à la maison. "

    "Qu'as-tu fait pour mériter ça? Tu fréquentais les mauvaises personnes? La drogue? L’alcool? "

    La douleur s’abattit en lui au vu des options qu'elle lui donnait. Les raisons pour lesquelles les jeunes étaient généralement mis à la porte par leurs parents. Elle pensait qu'il était un toxicomane? Il n'avait même jamais touché une cigarette, alors les drogues, ou l’alcool ... Il ferma brièvement les yeux. Pourquoi ne penserait-elle pas qu'il avait commis une faute? Il savait qu'il avait l'air suffisamment malade pour que les gens supposent qu'il prenait quelque chose qui lui faisait du mal. Il détourna son regard, comme s’il était fasciné par sa soupe, ses cheveux retombant devant lui pour le cacher de son regard trop perspicace. Devait-il lui raconter toute l'histoire? Voulait-elle entendre tous les détails? D'autres personnes lui avaient demandé, mais ils ne voulaient pas vraiment entendre.

    Devait-il lui donner les détails de son éducation stricte ou que son père, ancien militaire, estimait que les leçons s'apprenaient via les châtiments corporels? Ou l'enseignement à domicile et le fait qu'il n'avait pas d'amis? Peut-être qu'il devrait juste choisir la solution de facilité, une base de vérité de ce qui lui était arrivé. Il ne voulait pas lui mentir. Ce n'était pas en lui de mentir. Il leva les yeux se focalisant directement sur elle, la soupe instable dans son ventre.

    "C'est arrivé parce que je suis gay, " dit-il simplement et si doucement qu'elle due se pencher en avant pour l’entendre. Elle fronça les sourcils alors qu'il poussait la chaise de la table.

    "Et tu t'es enfui? ", demanda-elle.

    "Non! ". La réaction de Zach fut instantanée. "Ils ont essayé de me rendre normal, mais cela n'a pas fonctionné. Je ne voulais pas que cela fonctionne. Alors ils m'ont dit de partir. "

    "Je vois", fut tout ce qu'elle dit. Il n'avait pas entendu de dégoût dans sa voix, mais ce n'était pas comme si elle avait immédiatement sauté de joie et pris le jeune gay qui avait été jeté à la rue dans une étreinte.

    "Je vous remercie pour la soupe, madame. J'apprécie votre aide, et celle de votre fils. " Il trébucha pour se lever, des fourmis dans les jambes, et il prit la direction du couloir, s'arrêtant uniquement parce que l'officier de police lui bloquait le chemin. L'homme sortait de la douche avec ses cheveux sombres en épi et ses yeux noisette qui le regardaient intensément, il avait moins l’air d’un flic et plus d’un type normal.

    "Où penses-tu aller? ", demanda-t-il, sa tête inclinée en posant la question. Zach vit la perplexité dans les yeux du gars, puis regardant plus intensément, il y vit une compassion comme il n'en avait pas vu depuis longtemps.

    "Je pars, M. ... l'officier. Ecoutez, je vous remercie pour votre aide. Et je suis désolé. " Les paroles de Zach tremblaient, mais il faisait en sorte que son intention soit évidente. Il était déterminé à partir. Eux aussi, ils ne le voudraient pas sous leur toit maintenant. Au moins, il avait un repas chaud dans le ventre, et il sera damné mais il ne rendra pas les vêtements chauds. Il n'avait qu'à récupérer ses chaussures, et il serait parti. Il pourrait probablement distancer le flic avec une bonne longueur d'avance puisque l'autre homme était debout dans le couloir les pieds nus. Zach baissa les yeux et tenta de le dépasser, mais il fut arrêté par une forte prise sur son bras.

    "Maman? A-t-il fait quelque chose? Tu vas bien? " Ben ignora Zach, qui trépignait presque sur ses pieds tout en essayant de desserrer la prise que Ben avait sur son bras, l'anxiété et la panique montèrent à l'intérieur de lui. Il n'avait rien fait à la mère du policier, il ne ferait jamais de mal. Il tirait faiblement sur son bras, mais ce foutu flic avait une prise d’acier.

    "Il semble que les parents de Zach l’ait mis à la porte parce qu'il est gay, " répondit-elle. Zach s’éloigna autant qu’il pouvait pour avoir une marge de manÅ“uvre. Soudainement le visage de Ben se tordit de colère. Merde, Zach pensa immédiatement, nous y voilà, et alors que le policier levait une main, Zach se couvrît en vue du coup imminent. Au lieu de cela, le flic posa doucement la main sur son épaule et sembla choisir d'ignorer le fait que Zach avait reculé en arrière de peur.

    "Ça arrive souvent, " dit le flic, son visage vide de toute expression, "mais dans cette maison, ce n'est pas un problème. Maman a un fils hétéro, marié et père de deux enfants, et une fille qui a deux petits amis en même temps". Il s'arrêta, le laissant clairement assimiler la première partie "Puis elle m’a moi, son fils, flic et gay. "

    "Oh" fut tout ce que Zach put dire, en frottant le bras que Ben avait attrapé pour soulager la douleur.

    "Le fait que tu sois gay n’est pas une chose qui pourra affecter ton séjour parmi nous. D’accord? "

    Zach se tourna pour regarder la mère de Ben, toujours assise à la table. Elle hocha la tête en accord. C'était étrange. C'était comme un de ses films surréaliste pour filles, qui passait l’après-midi où des gens vraiment beaux étaient gentils avec des jeunes extrêmement seul qui avaient été jetés à la rue. Il cligna des yeux, les yeux s’écarquillant alors qu’il assimilait ce qui venait d’être dit, c’était trop beau pour être vrai, mais d’une certaine façon si réelle.

    "Je vais me coucher, Ben. Pourquoi ne resterais-tu pas un moment avec Zach et peut-être lui montrer l'ancienne chambre de Jamie. Il y a des draps propres dans le placard. " Elle se leva gracieusement, plaçant le bol dans l'évier et traversa la pièce pour prendre son fils dans ses bras. "Ellie sera là à deux heure. Elle l’a promis. Alors garde un Å“il sur elle pour moi. "

    El Chico Indigente en Navidad - The Christmas Throwaway available in Spanish


    La Navidad es tiempo para dar-pero ¿que haces cuando a nadie le importas? Para Zachary Weston Navidad significa dormir bajo un intenso frío y nieve en un banco en el patio de una iglesia sin esperanzas para el futuro. Echado de su casa por ser homosexual, está sin dinero y sin un lugar de refugio.

    Hasta que un desconocido le muestra que hay algunas personas a quién sí le importas Ben Hamilton es un policía novato en su pueblo natal. El encuentra un joven sin hogar, recién llegado de la ciudad, durmiendo en un banco en el patio de la iglesia en una Nochebuena fría y nevada.

    ¿Será el el que le de a Zachary su propio milagro navideño?

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    Extracto

    Capitulo 1
    La Primera Navidad
    —Oye! No puedes dormir aquí.
    Zachary Weston había cerrado los ojos y se había quedado dormido. Ese simple hecho significaba que estaba físicamente exhausto, no podía seguir despierto. Rápidamente se quedó dormido. El sueño de un hombre desesperado.
    A pesar del fuerte dolor en su espalda baja. Él había resistido el dolor durante la última semana. Irónicamente las heladas temperaturas habían adormecido sus extremidades, ayudándolo a calmar el dolor.
    En sus sueños él veía una crepitante chimenea detrás de una reja de hierro, las flamas rojas y doradas le daban una hermosa luz al cuarto decorado por la Navidad. Un alto árbol estaba en la esquina más alejada, brillando con pequeñas dulces y brillantes luces y cintas y esferas de variados colores.
    —No puedes dormir aquí.
    Los regalos estaban dispersos y apilados al azar y descuidadamente acomodados, eran demasiados. Libros y música y caliente ropa estaban envueltos en brillante papel y listones plateados o dorados, su nombre escrito en letra dorada, algunos de ellos le correspondían.
    —Oye, no puedes dormir aquí.
    Afuera estaba nevando, no una tormenta, solo suaves copos. Que caían en una hechizante danza que se unían en suaves capas sobre el ya escondido a la vista césped. El frio se quedaba fuera de la ventana en donde las gotas se congelaban como delgados dedos blancos que formaban patrones de hielo al azar sobre el vidrio que reflejaba los colores de las luces del árbol.
    —Oye…
    Zach se inclinó y tomó el primer regalo, vio a su mamá. Ella sonrió al ver a su hijo tan emocionado, asintió compartiendo el entendimiento con su papá. Ambos tenían mucho amor en sus ojos.
    —¡Oye!
    Alguien le hablaba fuera del cuarto, pero él no podía ver quién. Pero eso no importaba porque si se concentraba con fuerza él podría enfocarse en los regalos. Se estremeció, el frio penetraba en él, e inconscientemente se movió más cerca del fuego, frunció el ceño cuando el calor cerca de él disminuyo. Estúpido fuego. Tomó el siguiente regalo, jaló el papel rojo y plateado y descubrió una suave, gruesa y cálida sudadera, en el sorprendente azul que su mamá decía que combinaba con sus ojos. A pesar del fuego, él seguía malditamente frio, y rápidamente se puso el caliente y suave material que al hacer contacto con su congelada piel se sentía muy confortable y cálido. Sonrió mientras era envuelto del afecto, del amor y el calor de una Navidad familiar mientras él estaba con su suéter.
    —No puedes dormir aquí.
    Zach se despertó. La voz fuera del cuarto repentinamente estaba justo en su oído y los últimos vestigios de sueño no eran nada más que recuerdos en su cabeza. Abruptamente, sus ojos se abrieron completamente y después de un segundo, se enfocó en la fuente de las palabras. Zach realmente veía muy poco más allá de la borrosa insignia plateada y el uniforme azul marino y entonces se enfocó en los ojos de quien hablaba. Había una ligera iluminación debido a las farolas de la calle y había humo blanco en el aire, creado por la respiración del hombre. ¡Mierda!. Alguien debió haberlo visto y lo reportó, o el policía lo vio. Él se tendría que mover de nuevo. Jaló su delgada chaqueta para cubrirse, el recuerdo del suave material azul le llegó a la cabeza y se desorientó momentáneamente.
    Zach tenía la esperanza de evadir a la ley, cautelosamente optimista se había quedado en el cementerio esperando que fuera un santuario para pasar la Noche Buena.
    —Lo siento. —Dijo rápidamente, poniéndose de pie tan rápido como pudo moverse, eso no fue realmente rápido considerando el frio dolor que parecía dividir sus huesos en dos. Maldijo cuando se le cayó la manta de sus entumecidas manos y cayó sobre la nieve en sus pies. Eso era lo único que tenía para calentarse, una raída pieza de tela que se había robado de una tienda de segunda cuando la mujer le dio la espalda. Y ahora la maldita cosa estaba húmeda.
    Aún así, ese no era el momento para preocuparse por eso; el policía quería que él se moviera. Se inclinó para levantarla, solo que la tierra pareció girar a una alarmante velocidad frente a su cara. Fuertes brazos lo sostuvieron evitando que cayera de cara en la nieve, pero él se giró rápidamente apartándose. El hombre podría ser un policía, podría usar una placa, pero nadie lo tocaba. Zach sabía lo que él podría querer del niño que aún era. Él no era un estúpido, y él había esquivado lo suficiente en la ciudad.
    —¿Qué edad tienes? —el policía preguntó, viéndose preocupado y muy autoritario.
    —Dieciocho —Zach rápidamente mintió. Dio un paso atrás hasta que sus piernas toparon contra la banca en la que había estado descansando. El policía se acercó, parecía grande a pesar de ser unos centímetros más pequeño que Zach, su cara profundizó el ceño fruncido.
    —¿Qué edad tienes realmente? —El policía insistió, su expresión calmada, su voz baja y curiosa.
    Zach mordió su labio inferior, sintiendo la sangre caliente contra su lengua, el estremecimiento que comenzó en su interior se convirtió en un temblor manifiesto que sabía que incluso el policía lo podía ver. Cuidadosamente Zach levantó la manta, empapada y helada y trató de crear una barrera entre él y el oficial de
    la policía con la intensa mirada.
    —Diecisiete— finalmente dijo Zach, deteniendo los dientes para evitar que castañearan, —pero cumpliré dieciocho en unos días—. Él agregó lo último, dándole al policía una salida. Pero él quería agregar. Solo déjame en paz. No lastimo a nadie.
    —Ben Hamilton. —El policía dijo suavemente, le extendió la mano como si esperara que Zach se la estrechara. Zach estaba confundido, esperando por el brillo de las esposas, inseguro él enterró sus manos entre la manta que sostenía.
    El policía, Hamilton, no movió la mano, la sostenía firme y fija. Finalmente Zach sacó su fría mano, la textura del guante de piel del oficial era suave y extraña al tacto.
    —Zach. —Se presentó con suma cautela, recordando no mencionar su apellido. El policía no lo jaló, solo asintió y retiró su mano.
    —Entonces, Zach, ¿Qué sucede contigo? ¿Por qué estabas acostado en una banca de la Iglesia San Margaret en Noche Buena?
    El oficial no gritó, preguntó tranquilamente, pero Zach inmediatamente iba a comenzar a defenderse. El gesto en la boca del policía era de preocupación y entrecerró los ojos mientras contestaba.
    —Yo… —Zach se detuvo, pensando en las posibles mentiras, en las historias que había usado para persuadir a la gente para que lo dejara en paz. Nada parecía correcto en este momento. Había algo en el policía. Un hombre que no parecía mucho mayor que él. Un oficial que no era un policía de la ciudad sino un policía de una pequeña ciudad. No podía ser parte del sistema como los policías de la ciudad que le dirían que se fuera a casa. No tengo casa. Quizás… ¿quizás debería decirle la verdad?
    —No puedo ir a casa ahora —finalmente dijo, sobresaltándose cuando la mano enguantada del policía trazó el moretón sobre su ojo izquierdo y la línea de su mandíbula.
    —¿Quién te hizo esto, Zach? ¿Sucedió aquí en esta ciudad?
    Las palabras del policía eran suaves quería compartir el secreto, suavemente insistiendo, no a modo de policía. Zach se alejó instantáneamente del suave toque. Una fría cuchillada de incertidumbre se le clavaba en la piel mientras que contemplaba los oscuros terrenos de la solitaria iglesia con este hombre. Parecía suficientemente amistoso, pero ¿Qué si solo era otra actuación? Cuidadosamente y tratando de no revelar sus intenciones, el vio a la izquierda y luego a la derecha. Si él fuera a correr, necesitaba saber a dónde dirigirse o podría ser arrinconado si le daba la delantera. A la derecha había un denso follaje que bloqueaba la salida, a la izquierda estaba la puerta del cementerio de la iglesia y unos escalones de piedra. Esa era la mejor apuesta. Cambió el peso a su pierna derecha preparándose para en un momento empujarlo y correr hacia la puerta. Su pierna tembló con el aumento de presión y sabía que probablemente se caería con el primer escalón. Aun así cualquier plan era mejor que no tener un plan.
    —Me caí —dijo firmemente, la misma línea que había usado la mayor parte de su vida, la misma línea con la que se había ganado miradas que iban de la piedad a la duda. Cuando él les decía esas palabras a la gente de los comedores de beneficencia, a los policías en la esquina, o en el albergue de desamparados, le habían insultado, le habían hecho proposiciones, le habían gritado o empujado con disgusto. No esperaba más de otro hombre con autoridad.
    —Uh huh. —El oficial no presionó por más información, solo asintió ante la sencilla declaración y dio un paso apartándose. Él habló directamente en su radio. — Me dirijo a casa ahora nada de qué preocuparse en la iglesia. —La estática quebraba la calma de la nieve cayendo en el aire, una delgada voz respondió el mensaje en el radio con una serie de códigos y un nombre, Ben. El policía vio a Zach, y Zach evaluó que ahora el policía estaba a dos pasos de distancia de él, dirigirse a la puerta sería más fácil. —No puedes quedarte aquí. Te encontraré un cuarto para esta noche, trataremos con lo demás mañana.
    Zach abrió más los ojos. No iba a ir a ningún lado con extraños, no a menos que él estuviera bajo arresto. ¿Ese policía iba a encontrarle un cuarto? Probablemente uno en las afueras llamado motel. Mierda. No había forma de que eso fuera a suceder. Apenas y había salido con vida dos noches antes de una propuesta mucho más envuelta en la sugerencia de esperanza que lo que el policía le había dado. Zach había sido más que ingenuo.
    Enderezándose en toda su altura él apretó los labios con determinación. Él no iba a intercambiar un infierno por otro, no correría el riesgo.
    —No. Gracias, pero no, tengo que… ir a la estación a tomar el tren. —Trató de que su voz no se oyera con desesperanza, intentó oírse seguro. Oyó las palabras en su cabeza y él sabía exactamente lo que él estaba diciendo. Claramente tenía el propósito de quedarse en la banca bajo la nieve la Noche Buena y el policía debería de respetar eso. Este es un país libre.
    —Está bien, Zach —el policía suspiró—, podemos hacerlo de una de dos maneras. Es tarde y es la noche antes de Navidad. Realmente quiero ir a casa a estar con mi familia y tú lo estás haciendo muy difícil. Ahora o vienes conmigo, a comer algo decente, darte una ducha y quizás ponerte algo de ropa cálida y luego tener un buen sueño en una cálida cama. Esa seria tu elección, o puedo hacer esto oficial, arrestarte y obligarte a ir.
    Zach oía cada palabra viendo alrededor desesperado, la pequeña iglesia, el cementerio, la banca, la nieve y de nuevo al policía que realmente se veía joven frente a él. Estaba tan enproblemado. El hielo bajo sus pies subía por sus miembros llevando ese insistente dolor. Estaba perdiendo la fuerza de sus piernas. Él había estado huyendo durante muchos días, había logrado mantenerse lejos de todo y de todos, y solo faltaban dos días más para que dejara de huir. ¿Por qué ahora su cuerpo había decidido renunciar?
    —Entonces —el policía continuó—, no tenemos toda la noche. Realmente no quiero pasar toda la Noche Buena parado ante tu cuerpo congelado y explicando tu muerte a los médicos. ¿Entonces que elijes?
    Él no tenía una elección. Esa era una situación sin elección. Él sabía eso y el policía sabía eso. Se enderezó lo mejor que pudo. El dolor en su baja espalda ardía más que lo usual, a pesar de que el frio de la banca lo había entumecido ligeramente.
    —Está bien. —Zach dijo tranquilamente. Después de todo él era un policía. ¿Qué podía estar mal en querer estar caliente una sola noche? —¿No en una celda? — preguntó cautelosamente.
    El oficial Hamilton se dio media vuelta y comenzó a alejarse de la banca.
    —No, no en una celda.
    —¿Lo promete? —¡Maldición! ¿Podría haberse oído más infantil? Había manera de que se oyera como un adulto responsable que tenía bajo control su vida. No.
    El policía se detuvo al verlo, y metió las manos en
    los bolsillos de su gruesa chaqueta. Zach se encontró viéndolo con envidia.
    —Lo prometo. —Se giró, claramente esperando que Zach lo siguiera, cómo lo hizo. Él lo hizo. Recorrió el helado camino con los delgados tenis que se había encontrado tirados hace una semana. Maldijo por lo bajo, el policía llevaba botas que le ofrecían agarre para la nieve y él tenía que luchar para mantenerse de pie. Era humillante andar trastabillando por el camino igual a un patético perrito perdido detrás del policía. Al mismo tiempo, Zach admitía que él no podría rebasar al policía si decidiera actuar ante el impulso de alejarse como alma que lleva el diablo del hombre uniformado. Así que lo siguió lo mejor que pudo.
    * * * * *
    Caminaron en silencio por cerca de unos diez minutos en las frías calles vacías, pasaron por la plaza principal y la pequeña biblioteca con un reloj en la pared. Eso le decía que eran las once y media.
    El policía se detuvo frente a la pequeña tienda con el letrero de cerrado en la puerta, revisando la puerta y viendo el vacío interior.
    Zach solo veía, raspando el hielo de los tenis con la banqueta. Entonces el policía guio a Zach hacia su casa al final de una hilera de casas similares. Las cortinas estaban abiertas y Zach pudo ver por la ventana, las luces del árbol de Navidad dándoles la bienvenida a ellos que seguían el limpio camino. El oficial Hamilton se desató sus botas de nieve en la puerta y le indico a Zach que lo siguiera.
    Zach vaciló. Podía sentir el calor del interior, al ver las suaves luces de Navidad que decoraban la casa. Sin embargo el policía le estaba pidiendo que entrara a su casa. Nadie sabría que Zach había entrado en la casa. Con el policía. Con un extraño.
    —¿Ben? —La voz era suave, y una mujer apareció desde alguna parte del interior del brillantemente iluminado vestíbulo, deteniéndose a un lado del policía. Ella era pequeña y bien arreglada y tenía una expresión de preocupación en la cara. Ella le recordaba a su propia madre, sin la mirada de agotamiento que ella siempre parecía llevar—. ¿Que sucede?
    —El policía se quitó la chaqueta y la colgó en un gancho, quitándose los guantes y las pesadas botas.
    —Tenemos un huésped por Navidad, Mamá — contestó suavemente, haciéndole señas a Zach por la puerta del frente y, como si entrara en un sueño, arrullado en parte por la voz de la mujer, Zach entró por el umbral. El calor contra su congelada piel se sentía caliente y doloroso y parpadeo ante el repentino cambio en su cuerpo mientras cerraba la puerta detrás de él. Un momentáneo miedo hizo que le doliera el estómago. Él no había estado detrás de una puerta cerrada en una semana y estar ahí lo sentía como una prisión mientras rápidamente podia decir.
    Acogedor interior.
    El policía, Ben, lo guio al interior del cuarto, donde la chimenea crepitaba detrás de una reja, el árbol estaba cerca
    de la ventana y había regalos distribuidos al azar por el suelo. Zach le dio una real mirada al hombre que lo había sacado del cementerio de la iglesia. Era ligeramente más bajo que Zach, sólidos y fuertes músculos, cabello oscuro y ojos avellana. El uniforme se veía bien en él, ajustado y limpio. Zach odiaba los uniformes. El policía no se veía como el oficial que cuida la seguridad en los parques o en el oscuro lugar en donde él se había dormido. No se veía fastidioso o suspicaz ni duro. Eso ponía nervioso a Zach el enfrentarse con la contradicción en su mente.
    —Este es Zach. Necesita algo de ropa y un lugar donde pasar la noche. —La voz de Ben era profunda y segura. Él no dio excusas por traer a un extraño a la casa de su mamá, y en respuesta, ella no se veía para nada enojada. ¿Qué, esto era como una casa de familia de telenovela?
    —Hola, Zach. —Se estremeció ante las suaves palabras de la mamá del policía. —Ve y límpiate y yo calentare algo de sopa—. Ella no esperó a que él respondiera sí o no, pero en ese momento, Zach pensó que un baño limpio y realmente lavarse y quizás una cena caliente sería suficiente como para hacer que llorara. — Ben, muéstrale a Zach el cuarto de baño, dale una maquina de afeitar desechable, unas toallas y algo de tu ropa, querido—. Ella entonces le sonrió, pero Zach estaba desorientado, exhausto, y adolorido. Todo lo que pudo hacer fue quedarse de pie, no pudo formar palabras ni siquiera corresponder la sonrisa.
    * * * * *
    La siguiente hora fue un estupor de calor y agua en la ducha, la puerta la había cerrado con llave para que nadie pudiera entrar. La cuchilla de afeitar raspó al retirar el delgado vello de su barba de la cara. No había usado un cepillo de dientes en una semana. Se cepilló los dientes con un nuevo cepillo mientras se veía en el espejo sobre el lavabo. Zach finalmente se sintió limpio por primera vez en siete días.
    La última vez que él había logrado limpiarse había sido hace dos días en la sala de espera de la estación de autobuses y el agua del lavabo estaba sospechosamente café. Tenía un boleto para salir de la ciudad en el bolsillo, a donde lo pudieran llevar, dieciocho dólares y veinte centavos. Por su propia seguridad él necesitaba salir de Harrisonburg. Solo Dios sabría a donde lo llevaría el camino, pero mientras él había trazado con su dedo a lo largo de la ruta 181 en el mapa en la pared, había esperado que quizás pudiera llegar hasta Winchester. Ahí era donde un primo segundo vivía y quizás ellos podrían aceptarlo hasta después de año nuevo.
    La asistente detrás de la ventanilla realmente no se había reído de él, pero ella le dejó claro que sería afortunado si lograba llegar a mitad del camino con esa singular manera de los adultos que venden boletos. Él había aceptado lo que había conseguido. Terminando aquí en Dios sabe en qué lugar de Virginia, a medio camino de la seguridad.
    Se observó a si mismo desapasionadamente en el espejo de cuerpo completo en la puerta del cuarto de baño. Su cuerpo siempre había estado demasiado delgado, mientras crecía rápidamente, pero ahora su cuerpo era huesudo. Sus ojos se veían cansados y su piel tenía un tono gris que hacía incluso más notoria su delgadez. Al menos su cabello estaba limpio, cepilló hacia atrás su húmedo cabello rubio oscuro alejándolo de la cara. Sus ojos azules parecían salirse de su cara. Estaban rojos y con ojeras y el hematoma purpura en el borde no ayudaba en el asunto. Se veía patético. Se sentía patético.
    El policía le había dejado unos pantalones de algodón eran un poco cortos para su largo y delgado cuerpo, pero estaban calientitos y secos y se sentía limpio usándolos, sobre su limpia piel. Él se puso la camiseta y después una sudadera y se secó el cabello con la toalla y se vio de nuevo en el espejo del cuarto de baño, inesperadas lágrimas llenaron sus ojos. Por primera vez en días, Zach estaba realmente viéndose a sí mismo en algo diferente al aparador de una tienda. Sabía que había perdido mucho peso, podía sentirlo en los jeans que había estado usando, pero en el espejo solo veía una sombra de sí mismo, golpeado, exhausto y tan malditamente delgado.
    Él se veía como el estereotipo del chico de la calle, y se asustó que en tan poco tiempo hubiera desaparecido el adolecente normal que luchaba con la escuela, quebrándose ante la imagen frente a él.
    Él sabía que él tenía que enfrentar al policía y a la mamá del policía porque seguro como el infierno que no podría quedarse en el cuarto de baño para siempre.
    Cuidadosamente él abrió la puerta de baño, una pequeña parte de él esperaba que el policía estuviera afuera con las esposas. Él no estaba ahí, pero eso no hizo que Zach se sintiera menos nervioso. Se dirigió al pasillo, siguiendo las voces hacia la cocina. Aparentemente ellos estaban hablando acerca de él, porque cuando entró al cuarto, el silencio fue inmediato y de alguna manera incómodo. El policía estaba sentado frente a la mesa con una taza en sus manos, se veía imposiblemente joven para ser un policía a la brillante luz de la cocina. Su —de Ben— mamá estaba junto a la estufa moviendo algo en una olla. Sus claros ojos avellana eran cálidos mientras ella lo veía a él, sus labios se curvaron en una sonrisa. Tendría que tener cuidado con lo que dijera y no hablar demasiado de sí mismo.
    —¿Caldo de pollo está bien, cariño? —ella preguntó gentilmente, cuidadosamente.
    —Dios si, —Zach dijo rápidamente, hizo un gesto de dolor ante su pérdida de control y se dio cuenta lo que había dicho. Era posible que se sintiera alejado de Dios por dejar que lo golpeara y lo rechazara su padre, pero eso no significaba que los otros no tuvieran creencias. Debía cuidar mejor su boca. —Lo siento, señora —balbuceo rápidamente—, quiero decir, si, me gustaría algo de sopa.
    El policía resopló divertido y su mamá palmeó el hombro de su hijo, amonestándolo por el inapropiado comportamiento. Ella sirvió lo que parecía el cielo en un tazón, diciéndole a Zach que se sentara y procedió a verlo como un halcón a su comida. Él no podría preocuparse por la forma en que ella lo veía o el policía que no se había movido de su asiento y aún lo observaba. De hecho probablemente ambos lo estaban juzgando por su apariencia y por donde lo había encontrado el policía.
    —¿Ben, querido, ya estas libre?
    —Hasta mañana.
    —Ve y quítate el uniforme. Hay algo de tu ropa arriba del último fin de semana. Quizás puedas darme algo de tiempo a mí y al joven Zach para que hablemos.
    Zach levantó la cabeza, con su pan a medio camino de la boca. Hablar. Mierda. Estaba tan
    enproblemado.
    —Regreso en diez minutos, —Ben dijo, claro y firme, y Zach lo miró, había una advertencia en la expresión del policía —No te metas con mi mamá. Asintió ligeramente para hacerle saber a Ben que había entendido el mensaje y vio como el hombre de anchos hombros dejaba la cocina.
    —Entonces, Zach, ¿supongo que no estás aquí por que tú lo hayas decidido? —Ella comenzó muy inocentemente mientras le servía más sopa y le daba más pan. Ella lo miraba fijamente. Se preguntaba qué era lo que ella veía en él y se sintió avergonzado de los viejos y nuevos hematomas en su cara, medio cubiertos por el aún mojado cabello rubio que lo tenía hacia su cara para esconderlos. Sabía que se veía más joven de sus cerca de dieciocho y que fácilmente lo confundían con alguien menor. Zach estaba consciente de cada pequeña sensación en su cuerpo, el calor, la paz, la quietud, la aceptación, pero todo eso era un error en ese momento. Él no se merecía eso, y no sabía cómo manejarlo.
    —No, señora —finalmente dijo, mordiendo el pan y unas migajas cayeron en su sopa mientras comía. Si él tenía la boca llena de comida, quizás él podría evitar decir algo más. Había tenido suficientes sermones en su vida como para ser capaz de evadirlos.
    —Ben dice que casi tienes dieciocho, pero que solo sabe tu primer nombre.
    Maldición. Su apellido, ella quería saber su apellido. Él supuso que ya no importaba mucho ahora, cuando no había manera de que regresara a su casa. Solo faltaban dos días para que cumpliera dieciocho. Era demasiado tarde para que la mamá del policía rastreara a su familia. Tragó el pan y la sopa de su boca y se limpió la boca con el dorso de la mano, él captó la tranquilidad en los ojos de la mujer.
    —Zachary Weston, señora —él finalmente se presentó—. Cumplo dieciocho el veintisiete de diciembre. —Ella asintió pensativamente y él rápidamente se llevó otra cucharada de sopa a la boca, el calor se deslizaba por su garganta como un cálido terciopelo. Ella no habló inmediatamente, solo veía la taza entre sus manos antes de hacer la siguiente pregunta.
    —¿Puedes decirme por qué no estás en casa con tu familia? —Ella vaciló por un momento, inclinando la cabeza a un lado. —Supongo que tienes familia.
    —Si, señora, tengo familia. Mamá, papa y una hermana. Ellos —mi papá— ya no me quería en la casa.
    —¿Qué hiciste para merecer eso? ¿Estabas con la gente equivocada? ¿Drogas? ¿Alcohol?
    El dolor se disparó en su interior ante las opciones que ella le daba. Eran las razones por las que un joven generalmente se quedaba sin hogar. ¿Ella pensaba que él era un adicto? Nunca había tocado un cigarrillo, menos drogas o alcohol… cerró los ojos brevemente. ¿Por qué pensaba ella que él era el culpable? Sabía que se veía lo suficientemente mal como para que la gente supusiera que estaba en algo que lo dañaba. Evitó su mirada viendo fascinado la sopa, su cabello cayó de nuevo escondiéndose así de la perspicaz mirada. ¿Debería decirle toda la historia? ¿Podría ella querer oír todos los reales detalles? Otra gente había preguntado, pero ellos realmente no querían oír.
    ¿Debería él darle todos los detalles acerca del estricto ex-militar que era su padre quien creía que las lecciones deberían aprenderse mediante castigos corporales? ¿O del hecho de haber sido educado en casa y del hecho de que no tenía amigos? Quizás solo debería de ir por la opción más fácil, la verdad de fondo de lo que le sucedía. Él no quería mentirle. La vio directamente, la sopa se sentía inestable en su estómago.
    —Sucedió porque soy homosexual —él dijo simple y suavemente y ella se inclinó para oírlo, entonces ella frunció el ceño y se recargo en su silla.
    —¿Y huiste? —ella preguntó simplemente.
    —¡No!— La reacción de Zach fue instantánea. — Ellos trataron de arreglarme, pero eso no funcionó. No quería que funcionara. Ellos me dijeron que me fuera.
    —Ya veo. —Eso fue todo lo que ella dijo. No oyó disgusto en su voz, pero eso no fue como que ella saltara inmediatamente y descartara lo homosexual y lo abrazara.
    —Gracias por la sopa, señora. Aprecio su ayuda y la de su hijo. —Él tropezó al levantarse, sintiendo agujas y alfileres en las piernas, y se dirigió al pasillo solo para detenerse porque el oficial estaba bloqueando su camino. El hombre se veía fresco de la ducha con el oscuro cabello en puntas y sus ojos avellana viéndolo intensamente, se veía menos como policía y más como un tipo normal.
    —¿A dónde crees que vas? —preguntó, con su cabeza inclinada como enfatizando la pregunta. Zach vio la intrigada mirada en los ojos del tipo y entonces vio una profunda compasión que no había visto en mucho tiempo.
    —Me voy, señor…oficial. Mire, gracias por su ayuda. Lo siento. —Las palabras de Zach salieron temblorosas, pero se aseguró de que su intención fuera obvia. Él estaba determinado a irse. Ellos no lo iban a querer bajo su techo ahora. Al menos él había conseguido llevar una comida caliente a su estómago y sería un maldito si regresaba la cálida ropa que usaba. Solo tenía que encontrar sus zapatos, y podría irse. Probablemente podría adelantársele al policía, tenía buenas posibilidades dado que el otro hombre estaba descalzo. Zach bajó su mirada y arrastró los pies pasando por su lado, pero fue detenido por una fuerte mano en su brazo.
    —¿Mamá? ¿Ã‰l te hizo algo? ¿Estás bien?
    Ben ignoró a Zach, que se movió de un pie al otro tratando de liberarse del agarre de Ben, la ansiedad y el pánico se construían en su interior. Él no le había hecho nada a la mamá del policía; él no podría. Débilmente él jalo su brazo, pero el maldito policía lo tenía con un agarre de acero.
    —Parece que los padres de Zach lo echaron por ser homosexual — ella le contestó simplemente. Zach se jaló logrando moverse en el cuarto. La expresión de Ben cambió a ira. Mierda, Zach pensó inmediatamente, aquí viene. Y cuando el policía levantó una mano, Zach se encontró preparándose para el inminente golpe.
    En lugar de eso, el policía colocó su mano suavemente en el hombro de Zach y pareció ignorar el hecho de que Zach se había hundido de miedo.
    —Eso sucede mucho —dijo el policía simplemente, su cara de alguna manera parecía amable cuando dijo eso—, pero en esta casa eso no es un problema. Mamá tiene un hijo hetero, casado y con dos hijos, y una hija con dos novios al mismo tiempo. —Hizo una pausa, dejando que entendiera la primera parte. — Además ella me tiene a mí, a su hijo policía homosexual.
    —Oh —fue todo lo que Zach pudo decir, frotándose el brazo en donde Ben lo había agarrado para aliviar el dolor.
    —El que seas homosexual no es algo que afecte el que te quedes aquí. ¿Bien?
    Zach se giró para ver que la mamá de Ben, seguía sentada ante la mesa, ella estaba asintiendo estando de acuerdo. Se sentía extraño. Era como una amable e irreal reunión con gente excepcionalmente linda que eran amables con un extremadamente solitario joven de la calle. Parpadeó, abriendo más los ojos a todo lo que lo hundía, demasiado bueno para ser verdad, pero de algún modo era muy real.

    —Me voy a la cama, Ben. Por qué no te sientas un momento con Zach, y luego le muestras el antiguo cuarto de Jamie, hay ropa de cama limpia en el closet. — Ella se levantó dejó los tazones en el fregadero y abrazó a su hijo. —Ellie llegará a las dos. Ella lo prometió. Así que mantente despierto por mí.